Nicolas Noverraz
De 15h à 19h, ou sur rendez-vous
Route de Crédery 47, Satigny
Les œuvres
L’expo
Lors d’un projet précédent, nommé « Les petits riens urbains », Nicolas Noverraz a utilisé la sérigraphie pour mettre en évidence des tickets et autres billets de notre quotidien, qui ont une valeur relative pendant une période donnée, par exemple : ticket de parking, billet de bus, amende… Ils ont d’abord été agrandis avant d’être sérigraphiés sur des toiles.
Dans la série de sérigraphies urbaines de 2001, Nicolas Noverraz traite l’architecture de façon différente. L’image photographique d’un immeuble est sérigraphiée en noir sur fond de couleurs appliquées à la main. Ainsi, à la verticalité et à l’horizontalité s’ajoute l’aspect ténébreux et crasseux propre à la ville contemporaine.
Le projet « Et si Warhol avait été suisse ? » de 2008 reprend la problématique des produits de consommation avec les influences locales. Nicolas Noverraz s’est donc mis à la place d’un Andy Warhol qui serait né en Suisse. Ainsi les dollars deviennent des francs suisses, les soupes Campbell deviennent du Cenovis, le Coca-Cola se mue en Sinalco.
Le travail de Nicolas Noverraz ne se limite pas à la sérigraphie. Le plasticien essaie d’obliger les gens à regarder dans ses œuvres les choses qu’habituellement ils ne regardent pas, que ce soit à travers l’hyperréalisme, l’« art pollution », les œuvres-objets et autres installations. Il veut conduire les gens à prendre position par rapport à ce qui est communément considéré comme socialement beau et ainsi s’extraire des standards imposés par la société.
Suivant les thèmes que Nicolas Noverraz choisit, il attend une sorte de prise de conscience collective en rapport à ce que l’humain rejette dans son environnement. Ces rejets ayant deux facettes opposées, ils peuvent à la fois être visuellement beaux et monstrueux dans ce qu’ils représentent pour l’avenir de l’environnement.
L’artiste
À l’heure où la consommation et les achats compulsifs envahissent notre quotidien, il a voulu rendre hommage au précurseur de cette idée maîtresse : Andy Warhol.
Afin de rendre ce concept plus contemporain et plus proche de nous, il adapte les thématiques principales de ce génie du Pop Art, à savoir trouver des équivalences graphiques suisses aux produits de consommation américains. Ainsi le Coca devient Sinalco, les boîtes Campbell’s deviennent du Cenovis, les dollars des francs suisses, etc.
L’artiste aborde la thématique de la consommation également à travers d’autres techniques. En effet, il s’intéresse à la trace laissée par l’homme sur son environnement, essentiellement urbain. Ce sont ces objets du mobilier urbain « consommés » par l’homme, et sur lesquels il a laissé la trace de son passage, qui l’intéressent tout particulièrement et qu’il traite de façon hyperréaliste.








